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Après avoir émis des doutes sur le fait d’accoler les mots expert et innovation. Comment transformer votre personnalité et votre parcours pour devenir expert en innovation ? 

Devenir expert en innovation*

Un état d’esprit différent et non une “expertise”

Les idées innovantes viennent de partout certes, mais d’abord de personnes curieuses, connectées, capables de relier plusieurs domaines de connaissances, qui n’ont pas peur de la hiérarchie et qui se fiche de la réalité comme de le leur premier stylo bille. A votre avis, trouverez-vous ces informations dans un CV ou dans un profil Linkedin ?
C’est le moment de vous demander ce que vous cherchez : Des experts au diplôme rassurant qui vous citeront de belles histoires mettant en scène Steve Jobs, Dyson ou l’entreprise Favi que tout le monde peut trouver en 5 minutes de recherche sur le net ? Ce ne sont pas que des compétences, des diplômes ou des histoires qui vous aiderons mais des expérimentations et une façon de voir le monde différentes de la votre !

Des innovations personnelles

Je n’irai pas jusqu’à vous dire de vous méfier des consultants en innovation qui portent une cravate et une chemise bleue mais tout de même… Comment être capable d’oser, d’inventer, de se mettre un minimum en danger et de défier ce foutu “status quo” si c’est pour recevoir un expert en innovation qui s’habille…comme vous.
Au delà de la recherche de similitude, intéressez-vous aux innovations personnelles de l’expert en innovation. Oui, j’ai bien écrit personnelles. Est-ce qu’il – selon l’expression anglaise – “Walk the talk”? Qu’a t’il inventé dans son activité et quel risque a t’il prit qui le crédibilise dans l’innovation?

Prenons un exemple que j’aime beaucoup : nous 🙂

La création de Trendemic
Trendemic a été créé suite à la création de deux entreprises précédentes :

  InsideHR en Australie qui a détourné les codes du conseil et du recrutement en comprenant les valeurs de leurs clients et en proposant aux entreprises des candidats non sollicités.

  Technoraid en France qui a transformé l’expérience de la compétition en proposant une solution d’aventure “clé en main” et construit un véhicule de course en transformant notamment les “options” qu’il faut commander avec le véhicule en “applications” installables en fonction des conditions de course.

En clair, nous n’avions aucune idée que nous faisons de l’innovation ! Nous faisions juste des affaires de façon différente de nos concurrents ( ou nous cherchions simplement à survivre). C’est lorsque deux constructeurs automobiles nous ont demandé comment nous avions fait évoluer notre secteur de la compétition et conçu un véhicule performant en 6 mois que nous avions compris que nous avions fait quelque chose de vraiment original et innovant. L’histoire de Trendemic débute par deux disruptions, celle du secteur du conseil celle de la construction automobile. Une réussite…et un échec.

Une expérience de l’échec

Dans l’innovation, l’échec est plus important que la réussite ! Méfiez-vous de l’expert qui vient vous raconter qu’il a permis a ses nombreux clients de trouver de nombreuses idées géniales. Creusez un peu. Combien ont été réalisées en réalité et quel a été leur résultat économique ? Quand on fait appel a un consultant en général il est toujours intéressant de lui demander de partager les échecs qu’il a vécu, leurs raisons, ce qu’il en a appris  et ce que cela a changé dans sa pratique pour éviter que ces échecs surviennent de nouveau…notamment chez vous.

Il n’a pas forcément 50 ans

Réflexion que j’ai reçu à plusieurs reprises de la part de membres d’une association connue pour le progrès  du management : “vous n’êtes pas une peu jeune pour intervenir?” arrrrgh…et je suis poli. En plus j’ai 40 ans !! Vous appelez ça jeune vous ??
C’est vrai que l’âge rassure, surtout en France et surtout si vous n’êtes pas dans le woueb ! Je ne vais pas faire dans la dentelle mais toute action de changement et d’innovation qui n’implique pas de jeunes salariés (en ancienneté et/ou en âge) a de forte chance de capoter. Heureusement des innovations très sympa sont en cours, notamment chez Total qui réfléchit en ce moment à un “Codir Jeune”.

Il ne va pas vous vendre une  d’idées

Bon, il faut aussi reconnaître que ce sont d’abord les clients qui aiment beaucoup qu’on leur dise qu’à la fin d’une séance de brainstorming ils auront un certain volume d’idées. La plupart du temps “200” pour être précis. Désolé si je vais contre l’adage populaire mais les bonnes idées ne viennent pas tant du volume d’idées que de l’autorisation que vous donnez aux participants de brainstorming d’oser donner leurs idées !

Il connaître vos valeurs et votre culture d’entreprise

Peu importe le type d’innovation que vous souhaitez mettre en place, toute personne travaillant avec vous doit commencer par comprendre qui vous êtes. Par exemple, lors de la sélection d’idées issues de vos rencontres créatives et autre brainstorming, le premier critère de sélection sera l’adéquation de ces idées à vos valeurs. Valeur et culture étant prioritaire aux autres moyens de sélection que sont universalité, coût, réalisme ou délai.

Il fait de vous la personne la plus intelligente de votre entreprise

En 1886, les britanniques William Gladstone et Benjamin Disraeli étaient en lice pour devenir premier ministre. En résumé, celui qui aurait le poste dirigerait le monde. L’histoire – ou la légende – veut que la semaine précédente la nomination, ils invitèrent tous les deux la même femme journaliste à dîner. A l’issue de ces diners, la jeune femme aurait dit  “Avec Mr Gladstone j’ai pensé que je passais la soirée avec l’homme le plus intelligent d’Angleterre. Après mon dîner avec M. Disraeli j’ai pensé que j’étais la personne la plus intelligente d’Angleterre”.
L’expert en innovation doit être un Disraeli ! L’expert doit guider son client sans direction déterminée à l’avance et l’aider à avoir les idées les plus géniales grâce à sa méthode tout en prévenant les écueils et autres dangers qui peuvent survenir sans jamais imposer son point de vu.
Oui, il doit avoir l’humilité de laisser penser son client serait arrivé à mener son projet sans lui. C’est la base de ce qui s’appelle le “Naked Consulting” qui est décrit dans cet ouvrage vraiment génial….

*Cette définition n’engage que nous, blah blah